WHY WE MATTER
En s’appuyant sur sa propre expérience, Emilia Roig étudie la manière dont les différentes formes d’oppression se matérialisent dans nos vies et comment elles s’entrecroisent et se renforcent mutuellement. En s’appuyant sur les travaux de bell hooks, Gayatri Spivak ou encore Boaventura de Sousa Santos, elle analyse les discriminations à travers les dimensions individuelle, institutionnelle, structurelle et historique. Après avoir mis au jour les différentes imbrications du racisme et des discriminations dans toutes les strates de la société, elle identifie des pierres angulaires pour mettre fin aux oppressions en insistant notamment sur la nécessité d’une plus grande empathie les uns envers les autres.
Lecture et discussion en langue francaise avec l'autrice et la traductrice Yasmin Hoffmann et Lydia Amarouche. En coopération avec la librairie Maupetit et la maison d'édition Hors d'atteinte à l'occasion de la publication du livre en langue française.
Emilia Roig est politologue, autrice et l’une des voix les plus influentes en Allemagne en matière de justice sociale, de guérison collective et de transformation sociétale. Dans ses ouvrages et essais – parmi lesquels les best-sellers "Why We Matter" (L’Envers du monde. Défaire les dominations, repenser la justice, traduction Yasmin Hoffmann, Hors d’atteinte 2025), "Das Ende der Ehe", "Lieben" et "Lieber Sohn oder So rettest du die Welt" elle esquisse des visions audacieuses pour une vie commune plus libre, plus aimante et plus équitable.
Elle enseigne dans plusieurs universités et intervient à travers l’Europe lors de conférences et sur scène, abordant des thèmes tels que le féminisme, le racisme, les discriminations systémiques et la transformation collective. En tant que Ashoka Fellow et source d’inspiration maintes fois récompensée, elle œuvre à l’intersection du changement politique et de la responsabilité individuelle.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature de langue allemande contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier.
Ses principaux domaines de recherche sont les théories et écritures de la modernité, la pratique et théorie de la traduction, les transferts culturels, l’opéra, le cinéma, le théâtre et la psychanalyse.
Lydia Amarouche est éditrice et commissaire d'exposition. Elle est diplômée de l'École normale supérieure en sociologie, anthropologie et histoire. En 2019, elle a lancé Corpus, un cycle de lectures publiques consacrées à l'histoire coloniale, aux thèmes queer et féministes, au système pénitentiaire, à la pédagogie et à l'art. En 2020, elle a fondé la maison d'édition Shed, une plateforme éditoriale et artistique qui publie des essais sur la critique sociale et politique ainsi que de la littérature jeunesse. Elle enseigne également à l'université d'Aix-Marseille.
À l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Mémoire des sexualités dédie du 9 au 22 novembre 2025, un cycle d’événements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et à son exil en France suite à la destruction par les nazis de l’Institut des sciences de la sexualité qu’il avait fondé en 1919 à Berlin. On associe à Hirschfeld beaucoup de premières fois : premier mouvement homosexuel, premier centre d’archives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premières opérations chirurgicales d’affirmation de genre, etc. Un temps oublié, l’héritage d’Hirschfeld a peu à peu été redécouvert, grâce entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondée en 1982 et invitée du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissé dans nos archives ? Comment s’est-on souvenu et qu’a-t-on raconté de l’Institut tout au long du siècle qui nous sépare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisé ou contribué à forger qu’aujourd’hui encore, nous utilisons, ou qu’au contraire, nous avons oubliés ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de l’exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Présentation de l’exposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de Mémoire des sexualités et délégué départemental du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siècle de centres d’archives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de l’Institut de sexologie fondé en 1919 par le docteur Hirschfeld puis détruit par les nazis en 1933, nous nous intéresserons aux enjeux contemporains des archives et centres d’archives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
L’Einstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98’, en VOSTFR
suivie d’une discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec l’aimable soutien de Rosa von Praunheim.
À l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Mémoire des sexualités dédie du 9 au 22 novembre 2025, un cycle d’événements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et à son exil en France suite à la destruction par les nazis de l’Institut des sciences de la sexualité qu’il avait fondé en 1919 à Berlin. On associe à Hirschfeld beaucoup de premières fois : premier mouvement homosexuel, premier centre d’archives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premières opérations chirurgicales d’affirmation de genre, etc. Un temps oublié, l’héritage d’Hirschfeld a peu à peu été redécouvert, grâce entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondée en 1982 et invitée du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissé dans nos archives ? Comment s’est-on souvenu et qu’a-t-on raconté de l’Institut tout au long du siècle qui nous sépare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisé ou contribué à forger qu’aujourd’hui encore, nous utilisons, ou qu’au contraire, nous avons oubliés ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de l’exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Présentation de l’exposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de Mémoire des sexualités et délégué départemental du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siècle de centres d’archives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de l’Institut de sexologie fondé en 1919 par le docteur Hirschfeld puis détruit par les nazis en 1933, nous nous intéresserons aux enjeux contemporains des archives et centres d’archives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
L’Einstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98’, en VOSTFR
suivie d’une discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec l’aimable soutien de Rosa von Praunheim.
À l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Mémoire des sexualités dédie du 9 au 22 novembre 2025, un cycle d’événements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et à son exil en France suite à la destruction par les nazis de l’Institut des sciences de la sexualité qu’il avait fondé en 1919 à Berlin. On associe à Hirschfeld beaucoup de premières fois : premier mouvement homosexuel, premier centre d’archives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premières opérations chirurgicales d’affirmation de genre, etc. Un temps oublié, l’héritage d’Hirschfeld a peu à peu été redécouvert, grâce entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondée en 1982 et invitée du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissé dans nos archives ? Comment s’est-on souvenu et qu’a-t-on raconté de l’Institut tout au long du siècle qui nous sépare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisé ou contribué à forger qu’aujourd’hui encore, nous utilisons, ou qu’au contraire, nous avons oubliés ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de l’exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Présentation de l’exposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de Mémoire des sexualités et délégué départemental du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siècle de centres d’archives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de l’Institut de sexologie fondé en 1919 par le docteur Hirschfeld puis détruit par les nazis en 1933, nous nous intéresserons aux enjeux contemporains des archives et centres d’archives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
L’Einstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98’, en VOSTFR
suivie d’une discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec l’aimable soutien de Rosa von Praunheim.
Fiction, Allemagne, 2024, 115 min.
Andres Veiel propose une approche cinématographique aussi complexe que démystificatrice de Leni Riefenstahl, réalisatrice de films de propagande nazie iconiques comme TRIUMPH DES WILLENS (1935) et OLYMPIA (1938), qui a tenté de se mettre en scène en tant qu'artiste apolitique après la Seconde Guerre mondiale et dont l'esthétique visuelle n'a rien perdu de son influence jusqu'à aujourd'hui.
En partenariat avec l'Université du Temps Libre Marseille.
« Le management à l'heure de la donnée : la place de l'humain ? »
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Actualités
Laurent Nadiras, Michel Lugnier
Une manifestation en partenariat avec l'IMéRA - l'institut des études avancées d'Aix-Marseille, avec le soutien de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse et du Bureau des Arts Plastiques de l'Institut Français de Berlin en lien avec le projet "Passages/Passagen" von Michaela Melián.
(conférence en langue anglaise) - participation sur inscription
„De ce qui a été, rien ne se conclut jamais qui légitime ce qui est." Jacques Rancière
The philosopher Jacques Rancière formulates the impossible task of memory work: ‘What is can never be justified by what was, no matter what conclusions we draw about the past."
Taking this as a starting point the lecture examines monuments and focuses primarily on artistic counter-monuments and para-monuments from the 1980s to the present day. We will encounter counter-monumental strategies that challenge the monumental as a discourse, as a form and as a relation to the viewer. Etymologically, the term monument contains the Latin word monere (to remind, to urge, to warn, to refer to). This refers to the past on the one hand and to the future on the other. Monuments are therefore manifestations that allow to ask what has happened and what it means for us today. But if we take Rancière seriously we would have to ask further: What would be a monument that refuses to justifie what is? Perhaps one that confronts the contested nature of history… Behind this background we will ask what it could mean to activate remembrance in the context of contemporary discussions, disputes, and counter-narratives.
Dr. Nora Sternfeld est enseignante en arts plastiques et commissaire d'exposition. Elle est professeure d'éducation artistique à la HFBK de Hambourg. De 2018 à 2020, elle a été professeure à la documenta à la Kunsthochschule de Kassel. De 2012 à 2018, elle a été professeure de conservation et de médiation artistique à l'université Aalto d'Helsinki. Elle est également codirectrice du programme d'études /ecm - Study Programme for Exhibition Theory and Practice à l'Université des arts appliqués de Vienne, cofondatrice et membre de trafo.K, Office for Education, Art and Critical Knowledge Production (Vienne), depuis 2022 de INGLAM – Inglourious Art Mediators – un groupe de performances-conférences (Hambourg) et, depuis 2011, de freethought, plateforme de recherche, d'éducation et de production (Londres). Elle publie des articles sur l'art contemporain, la théorie de l'éducation, les expositions, la politique historique et l'antiracisme.