2016, Allemagne/France, 123 min, vostfr
Worpswede, 1900. Dès leur première rencontre, Paula Becker et Otto Modersohn ressentent une connexion particulière. Leur passion commune pour la peinture se transforme en grand amour. Lorsqu'ils se marient, leur union est loin des modèles courants de l'époque. Une relation aux couleurs vives, riche en contours et marquée par des traces de conflits. À l'image des tableaux de la jeune femme qui s'empare courageusement de la vie et qui entrera dans l'histoire de l'art sous le nom de Paula Modersohn-Becker. Contre toute attente, elle vit sa vision de l'épanouissement artistique et son idée romantique du mariage et de l'amour.
Une coopération avec l'Université du Temps Libre Marseille. Le film sera projeté en version originale avec sous-titres français.
Le Bundesjugendzupforchester (BJZO) est un orchestre national d’excellence qui réunit chaque année de jeunes mandolinistes, guitaristes et bassistes âgé·e·s de 16 à 26 ans venus de toute l’Allemagne. Véritable lieu de rencontre et d’échange, il leur offre l’opportunité de partager leur passion et de pratiquer la musique à un très haut niveau.
Cet été, l'orchestre entreprendra sa première tournée internationale et se produira en France aux côtés du soliste Vincent Beer-Demander lors d’une série de concerts.
Avec le soutien de la Fondation culturelle franco-allemande et du Goethe-Institut.
Ted Fendt : Auslandsreise (Foreign travel), 2026, 63’, allemand, français et italien
Léonie vit à Berlin et se consacre à la lecture des textes de l’essayiste italienne Anna Maria Ortese. Son ami Florian cherche en vain un appartement tandis qu’Hanna va être maman. La vie, l’amitié et la littérature s’entremêlent au sein d’un groupe de lecture informel.
en compétition internationale
09.07.26, 19:30
Artplexe Canebière, Marseille
10.07.26, 16:30
Artplexe Canebière, Marseille
11.07.26, 13:30
Artplexe Canebière, Marseille
Le stade serait-il devenu le lieu symbolique du fanatisme, là où l’on vénère les stars au-delà de l’impensable ? Fasciné par la beauté des dieux du stade autant que critique, Moritz Ostruschnjak crée une performance pour huit danseur·ses et cinq cents écharpes tour à tour masques, drapeaux, armes ou tapis de prière. Une tapisserie chorégraphique sur la culture fan aux images troublantes.
En jeans, t-shirts et casquettes vissées sur la tête, les danseur·ses empruntent aux ultras leur look, les écharpes siglées aux noms d’équipes du monde entier, les cris enthousiastes, dans un savant mélange chorégraphique et une scénographie évolutive. Le tout dans un embrasement collectif qui n’est pas sans rappeler les mouvements de foule et autres manifestations populaires. On chante à tue-tête, on hurle de joie ou de colère, on gesticule au moindre but marqué, on pleure la défaite de son camp face à l’adversaire, on implore la chance… bref, tout est prétexte à transformer la ferveur des tribunes en un langage physique codé, collectif et identitaire. Le sentiment d’exaltation atteint son paroxysme dans cette allégorie spectaculaire où s’entremêlent en continu des images vidéo électriques (extraits de matchs, de manifestations et de soulèvements tirés d’archives) sur un collage sonore composé d’hymnes sportifs, de sonorités orientales et de tubes pop. Issu du graffiti et du breakdance, Moritz Ostruschnjak surfe avec justesse sur un engouement planétaire – le foot – pour dénoncer « une société qui se soumet au pouvoir des images, [qui] rend hommage aux stars et aux populistes », à travers un maelström visuel, physique et sonore qui nous tient littéralement en haleine.
Les représentations à Marseille reçoivent le soutien du Goethe-Institut et du Fonds international pour la danse - Nationales Performance Netz financé par la Commission à la culture et aux médias de la République fédérale d'Allemagne.
Laurent Nadiras, Serge Raynaud
La traduction littéraire est un espace où s'opèrent des réflexions linguistiques et culturelles sur des univers d'expérience spécifiques. Les pratiques de traduction et de publication peuvent ainsi ouvrir la voie à de nouveaux publics – ou au contraire la fermer.
effrey Trehudic et Marie Herrmann examinent cette question sous un angle féministe, queer, intersectionnel et plurilingue. Ils posent les questions suivantes : comment s'opère le transfert d'expériences spécifiques entre l'Allemagne et la France, et au-delà ? Et la traduction peut-elle être un espace propice à la compréhension et à la solidarité ?
Après des études de médiation culturelle et de traduction à Paris et en Allemagne, Jeffrey Trehudic s'installe à Berlin où il commence à travailler dans le milieu culturel franco-allemand, puis littéraire, avant de participer au programme Georges-Arthur Goldschmidt en 2022. Depuis 2022, il est traducteur littéraire de l'allemand et responsable éditorial de la revue Litterall, et il travaille également comme libraire.
Marie Hermann est éditrice, traductrice et interprète. Elle a fondé les éditions Hors d’atteinte en 2018, domiciliées à Marseille, et a notamment publié des ouvrages de Sara Ahmed, Jacques Bouveresse, Mehdi Charef, Mariame Kaba et Tassadit Imache, ainsi qu'une réactualisation des classiques Notre corps, nous-mêmes et Nos enfants, nous-mêmes. Elle a traduit des textes de Rosa Luxemburg, de Trevor Noah ou de Clara Zetkin.
Cette série de programmes est soutenue par le Fonds citoyen franco-allemand
Qui sommes-nous – et qu'est-ce qui nous définit ? Comment voulons-nous être perçus par les autres ? À quel point sommes-nous contradictoires et diversifiés ? Pouvons-nous changer notre identité ou nous accompagne-t-elle partout ?
Nous explorerons ces questions lors du prochain atelier théâtre animée par l'artiste invitée Mathilde Dewavrin et coordonnée par Tamira Pausch. Un lieu de rencontre sera créé, où des personnes d'horizons très divers formeront un collectif pendant une journée et tenteront de se rencontrer à travers leurs différentes identités. Nous utiliserons différentes techniques théâtrales pour découvrir de manière ludique comment nous fonctionnons en tant qu'individus et en tant que collectif. Nous examinerons ensemble comment nous voulons être perçus, à quel point nous sommes contradictoires et s'il est possible de se défaire de sa propre identité pendant un instant. L’objectif est de transformer ces interrogations en expérience corporelle directe à travers le jeu partagé.
Artiste-architecte évoluant entre Berlin et Marseille, Mathilde est scénographe de l’espace public. Après avoir étudié l’architecture à Paris et Rio de Janeiro, M a embarqué pour Berlin pour exercer le métier d’architecte. Son désir d’inscrire son travail dans une approche politisée des dynamiques actuelles l'entraîne à quitter les structures conventionnelles pour évoluer sur des sentiers moins arpentés.
Sa pratique inclut des installations in situ, de la mise en scène en espace public, des workshops ouverts au public, de la scénographie et de nombreuses formes hybrides. En 2018, Mathilde cofonde le collectif Trouble à Berlin avec lequel sont menées les mêmes explorations par le prisme du théâtre. En 2024, Mathilde a commencé à enseigner le théâtre en espace public à l’école d’architecture de Marseille (ENSA Marseille). En 2025, elle écrit et met en scène “Une démocratie de pierre” pour la Citadelle de Marseille.
Nous travaillerons autour d’un corpus de texte constitué par les contributions des participant·es au workshop (textes choisis, production personnelle, poèmes, article de presse,…)
Aucune expérience théâtrale nécessaire !
Il est nécessaire de s'inscrire à Tamira.Pausch.extern@goethe.de pour participer.
L'atelier est accessible à toutes et tous. Afin que nous puissions préparer cette journée de manière optimale pour tous les participants, merci de nous informer à l'avance si vous avez besoin d'une aide particulière.