Dans le cadre de la semaine franco-allemande, le Goethe-Institut Marseille propose une projection gratuite en coopération avec le cinéma La Baleine.
Le documentaire « Bis hierhin und wie weitere » (Jusqu'ici et plus loin) de Felix Maria Bühler (2023, 91 min) sera projeté dans le cadre du programme scolaire Cinéallemand 15.
Le documentaire de 2023 suit l'engagement infatigable de jeunes militants pour le climat et offre un aperçu intime du monde des manifestations pour le climat. Il renonce aux interviews et accompagne ses protagonistes lors de différentes actions, en mettant l'accent sur la question des limites individuelles et de l'engagement pour des idéaux.
Projection en lange allemande avec sous-titres pour public scolaire !
Suivi par une discussion autour de la question de l'engagement pour l'environnement. Participation gratuite sur inscription (obligatoire).
Le projet Flaschenpost [bouteille à la mer] invite à voyager entre deux pays de manière ludique et artistique. Dans le cadre du jumelage entre Hambourg et Marseille, des élèves d’écoles élémentaires des deux villes engagent une correspondance épistolaire, accompagné·e·s par deux artistes de bande dessinée : Mona Granjon (Marseille) et Noëlle Kröger (Hambourg), qui interviennent en tant qu’ambassadeur·rice·s culturel·le·s.
Au fil de plusieurs étapes, les élèves et les artistes s’échangent lettres et colis et présentent leurs villes et leur quotidien à travers le dessin et la langue, avant de se rencontrer en personne dans le cadre d’un programme de workshops participatifs au mois de juin. L'objectif principal dans mise en œuvre du projet est de nourrir par la participation active leur curiosité pour la langue et culture du pays voisin.
En coopération avec l'Institut-Français Hambourg, avec les soutien de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ).
Libres, insolentes et sensibles sont leurs œuvres de la romancière allemande Irmgard Keun (1905-1982), autrichienne Lili Grün (1904-1942), et des autrices hollandaises Dola de Jong (1911-2003) et Andreas Burnier (1931-2002).
Étincelantes et fracassées ont été leurs vies à l'image des temps qu'elles ont traversés. Arts visuels, littérature, cinéma et musique seront convoqués dans cette présentation des univers de quatre autrices fondamentales et pourtant méconnues du matrimoine littéraire européen lié à l'histoire de l'Allemagne.
Une conférence des éditions du Typhon avec Florian Torres.
Libres, insolentes et sensibles sont leurs œuvres de la romancière allemande Irmgard Keun (1905-1982), autrichienne Lili Grün (1904-1942), et des autrices hollandaises Dola de Jong (1911-2003) et Andreas Burnier (1931-2002).
Étincelantes et fracassées ont été leurs vies à l'image des temps qu'elles ont traversés. Arts visuels, littérature, cinéma et musique seront convoqués dans cette présentation des univers de quatre autrices fondamentales et pourtant méconnues du matrimoine littéraire européen lié à l'histoire de l'Allemagne.
Une conférence des éditions du Typhon avec Florian Torres.
Libres, insolentes et sensibles sont leurs œuvres de la romancière allemande Irmgard Keun (1905-1982), autrichienne Lili Grün (1904-1942), et des autrices hollandaises Dola de Jong (1911-2003) et Andreas Burnier (1931-2002).
Étincelantes et fracassées ont été leurs vies à l'image des temps qu'elles ont traversés. Arts visuels, littérature, cinéma et musique seront convoqués dans cette présentation des univers de quatre autrices fondamentales et pourtant méconnues du matrimoine littéraire européen lié à l'histoire de l'Allemagne.
Une conférence des éditions du Typhon avec Florian Torres.
Parlez-vous allemand ? Parles-tu français ? Le café linguistique, organisé en partenariat avec la Maison Allemande, s'adresse à tou·e·s les intéressé·e·s francophones et germanophones qui souhaitent apprendre la langue du pays voisin.
La méthode tandem offre la possibilité de communiquer rapidement et facilement dans la langue de l'autre et de créer des partenariats linguistiques qui peuvent durer plus longtemps. Vous êtes intéressés ? Vous êtes curieux de savoir comment cela peut fonctionner ? Alors n'hésitez pas à vous inscrire !
Pour y participer, il est nécessaire de s'inscrire. Merci d'indiquer également votre langue maternelle.
Parlez-vous allemand ? Parles-tu français ? Le café linguistique, organisé en partenariat avec la Maison Allemande, s'adresse à tou·e·s les intéressé·e·s francophones et germanophones qui souhaitent apprendre la langue du pays voisin.
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Parlez-vous allemand ? Parles-tu français ? Le café linguistique, organisé en partenariat avec la Maison Allemande, s'adresse à tou·e·s les intéressé·e·s francophones et germanophones qui souhaitent apprendre la langue du pays voisin.
La méthode tandem offre la possibilité de communiquer rapidement et facilement dans la langue de l'autre et de créer des partenariats linguistiques qui peuvent durer plus longtemps. Vous êtes intéressés ? Vous êtes curieux de savoir comment cela peut fonctionner ? Alors n'hésitez pas à vous inscrire !
Pour y participer, il est nécessaire de s'inscrire. Merci d'indiquer également votre langue maternelle.
Cinquante ans après la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigé par la traductrice et professeure de littérature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur l’œuvre et l’héritage de Hannah Arendt, et introduire à la pratique de la traduction à partir d’extraits sélectionnés.
Nous aborderons notamment deux concepts clés qui apparaissent, entre autres, dans la célèbre interview avec Günter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions également jeter un œil au texte de conte « Die weisen Tiere » , récemment publié pour la première fois (Édition Maulhelden, 2025). La maîtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théâtre et la psychanalyse.
Cinquante ans après la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigé par la traductrice et professeure de littérature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur l’œuvre et l’héritage de Hannah Arendt, et introduire à la pratique de la traduction à partir d’extraits sélectionnés.
Nous aborderons notamment deux concepts clés qui apparaissent, entre autres, dans la célèbre interview avec Günter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions également jeter un œil au texte de conte « Die weisen Tiere » , récemment publié pour la première fois (Édition Maulhelden, 2025). La maîtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théâtre et la psychanalyse.
Cinquante ans après la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigé par la traductrice et professeure de littérature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur l’œuvre et l’héritage de Hannah Arendt, et introduire à la pratique de la traduction à partir d’extraits sélectionnés.
Nous aborderons notamment deux concepts clés qui apparaissent, entre autres, dans la célèbre interview avec Günter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions également jeter un œil au texte de conte « Die weisen Tiere » , récemment publié pour la première fois (Édition Maulhelden, 2025). La maîtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théâtre et la psychanalyse.
En allemand et français avec traduction simultanée.
Entrée gratuite
Places limitées –Inscription recommandée
Le 19 février 2020, un terroriste d’extrême droite a assassiné neuf jeunes personnes issues de l’immigration dans plusieurs bars et kiosques à Hanau, près de Francfort-sur-le-Main. Parmi elles se trouvait Gökhan Gültekin. De nombreuses erreurs ont ensuite été commises lors de l’enquête policière, laissant de multiples questions sans réponse. L'attentat de Hanau compte parmi les pires actes de violence d’extrême droite de l’histoire récente de l’Allemagne.
À l’occasion des cinq ans de l’attentat, le bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll organise une tournée de ciné-débats en présence de Çetin Gültekin, frère de Gökhan Gültekin, et Mutlu Koçak, sociologue et co-auteur de l’ouvrage « Né, élevé et assassiné en Allemagne» (Geboren, aufgewachsen und ermordet in Deutschland).
Çetin Gültekin et Mutlu Koçak échangeront, avec une personnalité locale, sur les luttes contre le racisme en Allemagne et en France, ainsi que sur les réponses étatiques face au racisme. Avec cette rencontre, nous espérons faire le lien entre les expériences de Hanau et les contextes locaux, afin de créer un espace de dialogue avec le public et de renforcer la mise en réseau les acteur·rice·s engagé·e·s dans la lutte contre le racisme. La discussion se déroulera en allemand et en français, avec une interprétation simultanée.
La table ronde sera précédée de la projection du documentaire « Hanau – Une nuit et ses conséquences » (45 min, en allemand sous-titré en français), réalisé par Marcin Wierzchowski.
Une rencontre organisée par la Heinrich Böll Stiftung Paris.
Emmi, une femme de ménage âgée, aime Ali, un travailleur immigré marocain beaucoup plus jeune qu’elle, et l’épouse. Au début, la famille et les voisins d’Emmi ne comprennent pas ce choix jusqu’à ce qu’ils découvrent les qualités du couple. Mais la pression sociale qui pèse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire d’amour impossible qui est quand même une possibilité ». (Rainer Werner Fassbinder)
Emmi, une femme de ménage âgée, aime Ali, un travailleur immigré marocain beaucoup plus jeune qu’elle, et l’épouse. Au début, la famille et les voisins d’Emmi ne comprennent pas ce choix jusqu’à ce qu’ils découvrent les qualités du couple. Mais la pression sociale qui pèse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire d’amour impossible qui est quand même une possibilité ». (Rainer Werner Fassbinder)
Emmi, une femme de ménage âgée, aime Ali, un travailleur immigré marocain beaucoup plus jeune qu’elle, et l’épouse. Au début, la famille et les voisins d’Emmi ne comprennent pas ce choix jusqu’à ce qu’ils découvrent les qualités du couple. Mais la pression sociale qui pèse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire d’amour impossible qui est quand même une possibilité ». (Rainer Werner Fassbinder)
« Hannah Arendt ?! Je ne l’ai pas lue. Ce doit être très difficile... » – voilà une réaction que l’on entend souvent lorsque le nom d’Hannah Arendt est évoqué.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considérés comme exigeants, parfois même « difficiles d’accès » – sans doute parce qu’elle refusait les réponses toutes faites et préférait laisser ouvertes les questions complexes plutôt que de les simplifier. L’impressionnante diversité de ses publications et de ses approches théoriques continue d’inspirer aujourd’hui conférences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgré sa formation philosophique et la complexité de ses sujets, la lecture, la réflexion et l’écriture solitaires n’étaient pas les seuls moteurs de sa pensée : l’amitié joua toujours un rôle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, l’amitié et la dispute n’étaient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. À l’occasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un échange épistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thèmes majeurs et chercherons à percevoir l’écho qu’ils trouvent dans notre époque. Il s’agira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Mais, contrairement à bien des approches précédentes, il ne s’agira pas d’écouter avec déférence : nous voulons à notre tour mettre nos pensées en mouvement.
Inspiré par la correspondance d’Hannah Arendt et par l’importance que l’échange et la communauté ont eue dans sa vie et son œuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation écrite – en l’occurrence, l’écriture de cartes postales.
Un dossier pédagogique d'Emma Augris sert d'introduction à la pensée d'Hannah Arendt.De novembre à décembre 2025, une chaîne de cartes postales se tissera entre l’Allemagne et la France : différents groupes d’âge travailleront à partir de trois citations illustrées d’Hannah Arendt. Ces citations inviteront à la réflexion et au dialogue, et serviront de point de départ à l’écriture de pensées personnelles sur des cartes préparées à cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors d’un événement public et d’une exposition à Aix-en-Provence et à Marseille.
« Dear Hannah… / Chère Hannah… » est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du Département d’études germaniques et des lectrices de l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) à Aix-Marseille Université, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicité des Journées Hannah Arendt à Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les éditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
« Hannah Arendt ?! Je ne l’ai pas lue. Ce doit être très difficile... » – voilà une réaction que l’on entend souvent lorsque le nom d’Hannah Arendt est évoqué.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considérés comme exigeants, parfois même « difficiles d’accès » – sans doute parce qu’elle refusait les réponses toutes faites et préférait laisser ouvertes les questions complexes plutôt que de les simplifier. L’impressionnante diversité de ses publications et de ses approches théoriques continue d’inspirer aujourd’hui conférences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgré sa formation philosophique et la complexité de ses sujets, la lecture, la réflexion et l’écriture solitaires n’étaient pas les seuls moteurs de sa pensée : l’amitié joua toujours un rôle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, l’amitié et la dispute n’étaient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. À l’occasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un échange épistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thèmes majeurs et chercherons à percevoir l’écho qu’ils trouvent dans notre époque. Il s’agira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Mais, contrairement à bien des approches précédentes, il ne s’agira pas d’écouter avec déférence : nous voulons à notre tour mettre nos pensées en mouvement.
Inspiré par la correspondance d’Hannah Arendt et par l’importance que l’échange et la communauté ont eue dans sa vie et son œuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation écrite – en l’occurrence, l’écriture de cartes postales.
Un dossier pédagogique d'Emma Augris sert d'introduction à la pensée d'Hannah Arendt.
De novembre à décembre 2025, une chaîne de cartes postales se tissera entre l’Allemagne et la France : différents groupes d’âge travailleront à partir de trois citations illustrées d’Hannah Arendt. Ces citations inviteront à la réflexion et au dialogue, et serviront de point de départ à l’écriture de pensées personnelles sur des cartes préparées à cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors d’un événement public et d’une exposition à Aix-en-Provence et à Marseille.
« Dear Hannah… / Chère Hannah… » est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du Département d’études germaniques et des lectrices de l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) à Aix-Marseille Université, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicité des Journées Hannah Arendt à Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les éditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
« Hannah Arendt ?! Je ne l’ai pas lue. Ce doit être très difficile... » – voilà une réaction que l’on entend souvent lorsque le nom d’Hannah Arendt est évoqué.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considérés comme exigeants, parfois même « difficiles d’accès » – sans doute parce qu’elle refusait les réponses toutes faites et préférait laisser ouvertes les questions complexes plutôt que de les simplifier. L’impressionnante diversité de ses publications et de ses approches théoriques continue d’inspirer aujourd’hui conférences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgré sa formation philosophique et la complexité de ses sujets, la lecture, la réflexion et l’écriture solitaires n’étaient pas les seuls moteurs de sa pensée : l’amitié joua toujours un rôle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, l’amitié et la dispute n’étaient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. À l’occasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un échange épistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thèmes majeurs et chercherons à percevoir l’écho qu’ils trouvent dans notre époque. Il s’agira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Mais, contrairement à bien des approches précédentes, il ne s’agira pas d’écouter avec déférence : nous voulons à notre tour mettre nos pensées en mouvement.
Inspiré par la correspondance d’Hannah Arendt et par l’importance que l’échange et la communauté ont eue dans sa vie et son œuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation écrite – en l’occurrence, l’écriture de cartes postales.
Un dossier pédagogique d'Emma Augris sert d'introduction à la pensée d'Hannah Arendt.
De novembre à décembre 2025, une chaîne de cartes postales se tissera entre l’Allemagne et la France : différents groupes d’âge travailleront à partir de trois citations illustrées d’Hannah Arendt. Ces citations inviteront à la réflexion et au dialogue, et serviront de point de départ à l’écriture de pensées personnelles sur des cartes préparées à cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors d’un événement public et d’une exposition à Aix-en-Provence et à Marseille.
« Dear Hannah… / Chère Hannah… » est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du Département d’études germaniques et des lectrices de l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) à Aix-Marseille Université, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicité des Journées Hannah Arendt à Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les éditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
WHY WE MATTER
En s’appuyant sur sa propre expérience, Emilia Roig étudie la manière dont les différentes formes d’oppression se matérialisent dans nos vies et comment elles s’entrecroisent et se renforcent mutuellement. En s’appuyant sur les travaux de bell hooks, Gayatri Spivak ou encore Boaventura de Sousa Santos, elle analyse les discriminations à travers les dimensions individuelle, institutionnelle, structurelle et historique. Après avoir mis au jour les différentes imbrications du racisme et des discriminations dans toutes les strates de la société, elle identifie des pierres angulaires pour mettre fin aux oppressions en insistant notamment sur la nécessité d’une plus grande empathie les uns envers les autres.
Lecture et discussion en langue francaise avec l'autrice et la traductrice Yasmin Hoffmann et Lydia Amarouche. En coopération avec la librairie Maupetit et la maison d'édition Hors d'atteinte à l'occasion de la publication du livre en langue française.
Emilia Roig est politologue, autrice et l’une des voix les plus influentes en Allemagne en matière de justice sociale, de guérison collective et de transformation sociétale. Dans ses ouvrages et essais – parmi lesquels les best-sellers "Why We Matter"(L’Envers du monde. Défaire les dominations, repenser la justice, traduction Yasmin Hoffmann, Hors d’atteinte 2025), "Das Ende der Ehe", "Lieben" et "Lieber Sohn oder So rettest du die Welt" elle esquisse des visions audacieuses pour une vie commune plus libre, plus aimante et plus équitable.
Elle enseigne dans plusieurs universités et intervient à travers l’Europe lors de conférences et sur scène, abordant des thèmes tels que le féminisme, le racisme, les discriminations systémiques et la transformation collective. En tant que Ashoka Fellow et source d’inspiration maintes fois récompensée, elle œuvre à l’intersection du changement politique et de la responsabilité individuelle.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature de langue allemande contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier.
Ses principaux domaines de recherche sont les théories et écritures de la modernité, la pratique et théorie de la traduction, les transferts culturels, l’opéra, le cinéma, le théâtre et la psychanalyse.
Lydia Amarouche est éditrice et commissaire d'exposition. Elle est diplômée de l'École normale supérieure en sociologie, anthropologie et histoire. En 2019, elle a lancé Corpus, un cycle de lectures publiques consacrées à l'histoire coloniale, aux thèmes queer et féministes, au système pénitentiaire, à la pédagogie et à l'art. En 2020, elle a fondé la maison d'édition Shed, une plateforme éditoriale et artistique qui publie des essais sur la critique sociale et politique ainsi que de la littérature jeunesse. Elle enseigne également à l'université d'Aix-Marseille.
À l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Mémoire des sexualités dédie du 9 au 22 novembre 2025, un cycle d’événements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et à son exil en France suite à la destruction par les nazis de l’Institut des sciences de la sexualité qu’il avait fondé en 1919 à Berlin. On associe à Hirschfeld beaucoup de premières fois : premier mouvement homosexuel, premier centre d’archives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premières opérations chirurgicales d’affirmation de genre, etc. Un temps oublié, l’héritage d’Hirschfeld a peu à peu été redécouvert, grâce entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondée en 1982 et invitée du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissé dans nos archives ? Comment s’est-on souvenu et qu’a-t-on raconté de l’Institut tout au long du siècle qui nous sépare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisé ou contribué à forger qu’aujourd’hui encore, nous utilisons, ou qu’au contraire, nous avons oubliés ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de l’exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil – Paris Nice 1933-1935 ».
Présentation de l’exposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de Mémoire des sexualités et délégué départemental du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siècle de centres d’archives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de l’Institut de sexologie fondé en 1919 par le docteur Hirschfeld puis détruit par les nazis en 1933, nous nous intéresserons aux enjeux contemporains des archives et centres d’archives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDÉE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail à contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
L’Einstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98’, en VOSTFR
suivie d’une discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec l’aimable soutien de Rosa von Praunheim.